Cette année, plusieurs missions ont été réalisées dans les îles de l’archipel des Comores (cliquez sur les titres) :

Au début de l’année 2018, les 2 projets prévus sur l’hôpital de Fomboni ont été abandonnés par la volonté et sur les instructions du Gouverneur de l’île de Mohéli, monsieur FAZUL, malgré la présence sur l’île de notre appareil de radiologie et les divers financements que nous avions trouvés. 

En effet, il nous a été notifié en 2017 qu’une association avec laquelle il compte travailler pourrait réaliser le projet de panneaux photovoltaïque et qu’il y aurait bientôt une livraison à Mohéli d’un appareil de radiologie neuf. En conséquence, lors de son passage, le technicien de SANTE PARTENAIRE a pu constater que notre appareil (conditionné sur 12 palettes) avait été enlevé de l’hôpital sans qu’il puisse en connaître la destination exacte. 

Néanmoins, à la fin du mandat en 2019 du Gouverneur, nous constatons tristement à l’hôpital de Fomboni qu’aucun projet électrique a été réalisé et qu’aucun appareil de radiologie est arrivé à Mohéli, rendant la situation encore plus préoccupante que lors de notre passage en 2016.

Initiation du projet

C’est au vu de notre engagement permanent, et de nos réalisations dans l’Archipel des Comores et plus particulièrement à Mohéli, que l’initiateur du projet « Ecole de Droit et d’Administration Publique » (EDAP), le Docteur DJABIR Abdou, a sollicité le soutien de l’ADIC.

Le Docteur DJABIR, titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, a été formé en droit public dans nos universités et à l’IRA de Nantes. Attaché d’administration, il a exercé plusieurs fonctions, en préfecture à Chartres, à Mayotte à la Direction de l’Enseignement et de l’Equipement, puis au Conseil Général où il a créé des services juridiques chargés du contentieux administratif, et actuellement aux Comores, où il enseigne le droit public à l’université.

Notre association estime que ce projet est en adéquation parfaite avec ses objectifs, en raison notamment de l’enseignement supérieur de qualité qu’il ambitionne de proposer à de jeunes bacheliers et à des personnes en formation continue, dans un environnement éducatif particulièrement dégradé.

Nous avons donc jugé opportun de répondre favorablement à la demande du Docteur DJABIR, et d’accompagner ce projet jusqu’à sa réalisation, dans les meilleures conditions.

Phases du projet

Prenant en compte les difficultés spécifiques de Mohéli (isolement géographique, pauvreté de ressources et insolvabilité des usagers des services publics), il était prudent de scinder le projet en deux phases :

  • Une première phase qui a débuté en octobre 2018. Elle a été consacrée à la formation continue d’agents de l’administration locale, en respectant la parité imposée par la loi. Ces derniers perçoivent un salaire mensuel qui leur permet de payer les frais de scolarité. Pendant cette période de transition, les enseignants se sont engagés à faire du bénévolat.
  • Une deuxième phase, prévue pour 2019, qui verra l’offre de formation s’enrichir d’un cursus de capacité en droit et d’un cursus de formation supérieure en droit classique (licence-Master), ouvert aux bacheliers. De nouveaux enseignants seront recrutés pour intervenir en droit public et privé, en économie, finances et informatique.
  • A l’issue des deux premières années de fonctionnement, le projet sera géré par des actionnaires comoriens et étrangers, enseignants ou non, pour devenir autonome, et pérenne. Si les conditions n’étaient pas réunies pour permettre ce fonctionnement autonome, un nouveau statut sera négocié, pour transformer éventuellement l’EDAP en annexe de l’université de Mayotte.

Conditions et résultats attendus

L’enseignement supérieur et la formation continue sont développés et valorisés, dans un environnement éducatif dégradé, où les initiatives privées servent d’exemple et de projet pilote dans les autres îles.

Un dispositif de gestion transparente des fonds alloués, auquel sont associés les parents et les enseignants, a été mis en place pour en assurer le contrôle.

Les jeunes discriminés par la pauvreté, isolés, oubliés et abandonnés à Mohéli, ont maintenant une formation adéquate sur place avec des remises à niveau en expression écrite et orale.

Ils ont accès à un nouveau cadre de formation avec des moyens d’information et des outils modernes: bibliothèque, Internet, conférences etc. A cet effet, plusieurs cabinets d’avocats français nous ont déjà remis un grand nombre de documents et ouvrages qui, après envoi par avion à Mohéli, sont maintenant à disposition dans cette école pour ses étudiants.

Les contacts avec l’extérieur sont favorisés: collaboration et échanges avec d’autres institutions étrangères.

Financement :

Une première collecte de fonds a permis de financer de façon urgente, la fabrication locale des chaises et des tables, l’achat de tableaux et de divers équipements nécessaires à l’accueil des premiers étudiants en formation continue en octobre 2018..

Les enseignants recrutés travaillent depuis la rentré bénévolement. Seul, les agents administratifs perçoivent une indemnité.

Dans le cadre d’un de nos projets, un spécialiste de l’association « SANTE PARTENAIRE » s’est déplacé cette année aux Comores pour assurer toute une série de maintenances, réparations et montages de matériel médical, notamment en Radiologie.

Nous remercions encore une fois monsieur BISCHOFF pour son professionnalisme et sa grande disponibilité pour cette nouvelle mission. 

Un nouveau déplacement de notre partenaire Électriciens Sans Frontières a eu lieu en début d’année sur l’île D’Anjouan pour la poursuite des projets éoliens déjà mis en route. 

Néanmoins, en cette fin d’année, à cause des différents problèmes survenus dans le cadre des élections anticipées dans le pays, l’avancement des travaux déjà commencés a été très perturbé.

A cause du passage des derniers cyclones, les travaux de l’internat ont été arrêtés au profit des salles de classes de ce lycées. En effet, à cause des dégâts occasionnés par les intempéries, les cours ne pouvaient plus avoir lieu. 

Ensuite, à cause du cursus électoral actuellement en cours aux Comores et de la situation particulière à Anjouan, aucun travaux n’a repris. Une fois les élections terminées et le nouveau Gouverneurs mis en place, ce projet devrait reprendre normalement au cours du 2° semestre 2019.   

Depuis la fin de l’année dernière, il est constaté une recrudescence de cas de paludisme sur l’île de Mohéli. En conséquence, nous avons décidé d’aider les quartiers qui sont le plus touchés et les lieux sensibles que sont les écoles par exemple. Notre correspondant local a donc organisé diverses actions pour luter préventivement contre cette maladie, notamment contre son vecteur principal qu’est le moustique. 

Pendant la 1° guerre mondiale, de 1915 à 1919, un Bataillon de Tirailleurs Somalis composé de nombreux Comoriens, a existé dans l’armée française. 

Au mois d’août 1918, ce bataillon participe dans le département de l’Oise (60-France) aux combats de libération des villages de CUTS et OUSCAMPS au cours desquels plusieurs Comoriens sont tués. 

Dans ces villages reconnaissants, différentes stèles ont été érigées ces dernières années en hommage aux soldats Comoriens morts au combat.  

Le 1° septembre 2018, des cérémonies commémoratives en hommage aux tirailleurs comoriens ont été organisées. La première a eu lieu à CUTS.

Plus tard dans la journée, l’autre cérémonie a eu lieu à OUSCAMPS.

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